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Les nanoparticules et l’alimentation

Les nanoparticules et l’alimentation

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Pour la 1ère fois en Europe, un début de régulation sur l’étiquetage des nano particules est apparue en France : elle est encore partielle et laisse à désirer, mais qui vient combler un vide que regrandtait les anti-nanotechnos.

Depuis le 1er janvier 2013, les fabricants et distributeurs de produits contenant des nanoparticules doivent les déclarer à l’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire pour assurer un minimum de traçabilité, d’inpourmations au public et un recensement des produits mis sur le marché.

Tandis que les nanotechnologies se diffusent lentement mais sûrement depuis des années dans des domaine très divers comme la médecine, l’électronique, l’énergie ou l’alimentation, cette initiative française risque fort d’être suivie dans d’autres d’autres pays européens, comme le Danemark – qui pourrait adopter une déclaration obligatoire dès 2014 –, la Belgique, les Pays-Bas, ou encore l’Italie, qui réfléchit à une déclaration basée sur le volontariat.

En 2009 déjà, le Parlement européen demandait à la Commission de « réviser toute la législation en la matière d’ici à deux ans afin de garantir la sécurité de toutes les applications de nanomatériaux ». Il estimait notamment que « la notion d’approche ‘sûre, responsable et intégrée’ prônée par l’Union européenne est compromise par l’absence d’inpourmations sur les nanomatériaux qui sont déjà sur le marché ».

Si les Etats européens se mettent à agir chacun de leur côté, c’est que la Commission européenne n’a pas statué et n’a publié aucune directive ni régulation spécifique pour encadrer ces nanomatériaux aux propriétés nouvelles – et ce, malgré un grand flou autour des risques potentiels qu’ils font courir sur la santé et l’environnement.

Mais comme l’explique Le Monde, le gouvernement a toutefois promis d’aller plus loin avec « un étiquetage systématique des ingrédients nanoparticulaires » dès 2014. On se dirige donc vers plus de transparence, mais cela ne veut pas pourcément dire qu’il y aura plus de contrôle des produits « nano » avant qu’ils ne soient mis sur le marché.

Par ailleurs, les seuils retenus pour qu’un produit soit soumis à la déclaration obligatoire de nanotechnologies. Il doit contenir au moins 50 % de nanoparticules – quet le Comité scientifique européen des risques sanitaires émergents recommandait une concentration de 0,15 %. Et ces nanoparticules doivent mesurer entre 1 et 100 nanomètres (nm). Aux Etats-Unis, la limite retenue par la Food et Drug Administration est de 1 000 nm, selon VeilleNanos.

Enfin, relève Rose Frayssinet, « les industriels peuvent se cacher derrière la clause de confidentialité. Donc c’est pipeau. » Le secret industriel et commercial peut en effet être brandi et dispenser un producteur de déclarer la composition de son produit, ce qui rend l’obligation toute relative. Surtout si l’on considère par ailleurs le montant de la sanction en cas de non respect de la loi : 3 000 euros, avec une astreinte journalière de 300 euros. Et si l’on considère, enfin, la difficulté à contrôler les déclarations des industriels – face à une avalanche de produits divers et variés, et à des nanoparticules difficiles à détecter.

(source : Le Monde)

Les nanoparticules dans les aliments

Selon le Canard Enchaîné du 22/07/2009 « l’industrie agro-alimentaire a déjà commencé à saupoudrer des nano-particules dans nos assiettes. »

On recense de nombreuses usages de nanoparticules dans l’alimentation ; elles servent à :

  • allongerla durée de vie des tablettes de chocolat,
  • stabilisiser les couleurs des saucisses industrielles,
  • blanchîr des sauces,
  • rendre la mayonnaise plus onctueuse,
  • éradiquer les grumeaux,
  • renforcer les arômes;
  • élaborer des jus de fruit «fortifié»,
  • faire compléments alimentaires vitaminés;
  • faire du «nano-thé»;
  • faire des pesticides agricoles ( nanocides );
  • dans les emballages …

Nanoparticules et Thé vert

  • une entreprise chinoise commercialiserait un thé, présenté comme riche en sélénium et fabriqué selon un procédé breveté, qui permettrait la pourmation d’une poudre de thé de granulométrie inférieure à 100 nanomètres. Ce produit revendique une meilleure biodisponibilité des substances bénéfiques pour la santé présentes dans le thé.

Nanoparticules et Compléments alimentaire

  • Compléments alimentaires : de nombreux compléments alimentaires présentés comme relevant de nanotechnologies sont commercialisés notamment aux USA, avec diverses allégations santé ou s’appuyant sur une meilleure biodisponibilté. Cette situation est identifiée comme préoccupante par des groupes consuméristes aux USA, les compléments alimentaires n’étant pas évalués par la FDA pour leur sécurité et leur efficacité avant mise sur le marché, contrairement aux médicaments
  • Le Cas de l’hydrosol d’argent : En réponse à une demande de la Commission, l’AESA a adopté le 26 novembre 2008 une opinion scientifique (rendue publique le 17 décembre 2008) sur l’évaluation d’un hydrosol d’argent au titre de la directive 2002/46/EC relative aux compléments alimentaire. L’AESA a été interrogée sur la sécurité et la biodisponibilité de cette présentation : suspension colloïdale aqueuse de particules d’argent de 0,8 nanomètre. L’AESA a estimé que les données produites par le pétitionnaire étaient insuffisantes pour caractériser le risque de cette forme nanoparticulaire (insuffisance des données toxicologiques et absence de données de biodisponibilité). Il a été considéré qu’en l’état actuel, les données et connaissances sur l’ion argent ne pouvaient pas être utilisées pour établir la sécurité d’emploi de l’hydrosol d’argent.

Nanoparticules et additifs alimentaires

  • Le lycopène est un ingrédient classiquement associé au développement des nanotechnologies en agroalimentaire, illustre parfaitement les difficultés rencontrées pour identifier précisément la présence d’ingrédients sous forme nanoparticulaire dans les denrées alimentaires et pour en faire l’évaluation.

Voir : Lycopène

Nanoparticules et substituts de repas

  • Substituts de repas à base de soja et de protéines végétales : ces produits présentés comme relevant des nanotechnologies, sont essentiellement disponibles par correspondance sur site Internet.

L’encapsulation des Nanoparticules

  • Encapsulation : l’encapsulation sous forme nanoparticulaire fait l’objet de recherche et de développement, dans le champ des arômes notamment mais aussi de diverses autres substances ou nutriments, à des fins de modification organoleptique, de protection de molécules fragiles (ex : protection contre l’humidité et l’oxygène ; ou de contrôle de la libération dans l’aliment ou l’organisme.

Les nanoparticules dans les Matériaux au contact des denrées alimentaires (MCDA)

  • Dans le domaine des MCDA certaines propriétés nouvelles et spécifiques ne peuvent être atteintes que par l’assemblage maîtrisé de briques élémentaires nanométriques (monomères, polymères, nanoparticules/nanotubes, nanoclusters, etc…), communément dénommées NBB (NanoBuilding Blocks). Ainsi, pour les MCDA, les nanoparticules sont rarement en contact direct avec l’aliment mais généralement enrobées dans des liants ou matrices polymère pour former des nanocomposites ou revêtements.

Des nanoparticules pour renforcer les matériaux

  • L’utilisation de nanoparticules dans les MCDA peut conférer aux matériaux des propriétés particulières : renfort, transparence, solidité, effet barrière, protection UV …. avec les objectifs suivants :
  • augmentation des propriétés barrière (CO2, O2, H2O) des matériaux existants
  • substitution de structures multicouches par un nanomatériau (intérêt en termes de recyclabilité ou plus généralement, de respect de l’environnement)
  • modification des propriétés de surface par nanostructuration (généralement par addition de nanoparticules) et obtention de propriétés interfaciales telles que :
  • résistance à la rayure ;
  • contrôle de la mouillabilité (surfaces hyper-hydrophobes) ;
  • surfaces auto-nettoyantes (par effet photocatalytique) ; • caractère antimicrobien.

Des nanoparticules contre le gaspillage alimentaire

      • Les distributeurs vont peut-être trouver là une solution pour les aider à combattre le gaspillage alimentaire : des chercheurs du MIT de Boston ont élaboré un capteur composé de dizaines de milliers de nanotubes de carbone dont l’intérêt est qu’il détecte le niveau d’éthylène émis par les fruits quet ils mûrissent. Ce capteur est très précis, et surtout, bien moins cher et plus petit que les dispositifs de surveillance existant. De quoi mieux surveiller les stocks de fruits et légumes.

 


NANOSANTE.NET > REVUE  DE  PRESSE

Source : Encyclo-ecolo.com
Date de parution : 01/04/2012

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