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Nanotechnologies : révolution ou danger pour la santé ?

Nanotechnologies : révolution ou danger pour la santé ?

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La manipulation de la matière à l’échelle nanoscopique, soit 1 milliard de nanos par mètre, a donné naissance aux nanoparticules manufacturées qui ont le pouvoir de multiplier jusqu’à mille fois certaines propriétés des matériaux comme leur souplesse, leur dureté, leur blancheur, leur étanchéité, leur porosité… Tout est possible ! Leur succès phénoménal et incontrôlé explique aujourd’hui leur présence dans plusieurs milliers de produits de la vie courante. Représentent-elles un danger pour notre organisme ? Nul ne peut se prononcer sans un recul d’au moins 30 ans mais les dramatiques expériences sur les animaux en laboratoire ainsi que les similitudes avec la crise de l’amiante ne devraient-ils pas nous inciter à la prudence ? Explications.

Un eldorado pour les industriels

Les industriels raffolent des nanoparticules car elles permettent de modifier les matériaux et ainsi créer des vêtements qui ne conservent plus les odeurs corporelles et ne se salissent pas, des rouges à lèvres qui tiennent mieux, des bonbons et les chewing-gums aux couleurs attirentes, des produits de maquillage plus fluides, des crèmes solaires qui ne laissent pas de traces blanches, des dentifrices qui lavent plus blanc ou des sauces de plats préparés plus épaisses… Et la liste s’allonge de jour en jour.

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Un milliard de nanos par mètre

Depuis l’amiante, on sait que, plus les particules sont petites, plus elles entrent dans notre organisme en traversant nos barrières qui, habituellement, rejettent les intrus. Elles pénètrent par la bouche quand vous respirez, par le nez aussi, et par la peau (une étude récente a démontré qu’elles s’introduisaient dans notre corps par la peau en cas de lésions, les coups de soleil en sont un bon exemple). Une fois à l’intérieur, elles visent le coeur des cellules et attendent que d’autres les rejoignent.

Principe de précaution justifié

Les industriels se défendent d’être responsables d’un quelconque décès chez l’homme, tout en restant discrets sur le nombre de rats et de souris ayant légué leur corps à la nanoscience. La machine est lancée malgré les doutes justifiés par les similitudes entre l’absorption par l’homme de nanoparticules et la tragédie de l’amiante. Doit-on attendre 2036 pour réagir ? Ou plutôt agir, dès maintenant, en faisant imposer un étiquetage pour que nous puissions être informé sur ce que nous achetons ?

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On n'arrête pas le progrès

Le progrès nous amène son lot de concepts non validés mis sur le marché sans concertation, les fabricants préférant vendre d’abord le produit miracle ou la dernière invention à la mode et discuter ensuite. C’est leur intérêt d’industriel. Et notre intérêt de consommateur ? Quand nos enfants avalent des bonbons plus colorés ? Quel est notre bénéfice lorsque l’on enduit d’une crème “nano” nos épaules pleines de coups de soleil ? N’est il pas normal d’être informé sur ce que nous consommons ?

Stopper la machine infernale

Récemment, plusieurs députés européens ont fait voter une loi imposant aux industriels d’inscrire très lisiblement sur les étiquettes de leurs produits “Contient des nanoparticules” mais cette loi n’a jamais été promulguée car bloquée par les lobbyistes qui expliquent à leurs gouvernements que, si le texte était adopté par le parlement, cela mettrait en difficultés les grands groupes obligés dans ce cas de licencier. Ainsi, entre chômage et santé, nous sommes pris au piège.

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Dispensés d'étude toxicologique

Tout industriel mettant sur le marché un nouveau produit contenant des éléments chimiques doit fournir une étude toxicologique démontrant que son produit n’est pas dangereux pour la santé. Mais pour les produits contenant des nanoparticules, ils en sont dispensés ! Ils ont en effet réussi à convaincre leurs gouvernements qu’ils ne faisaient que modifier la matière et qu’il s’agissait donc de physique. Pas de chimie. Et pas de chimie, pas d’étude toxicologique. La belle affaire !

Pour repérer les nanoparticules

Le non étiquetage des produits nous empêche de repérer les nanoparticules. La seule indication dont nous disposons concerne les nanoparticules de titane (TiO2), repérables dans les produits alimentaires sous le pseudonyme E171. Vous pouvez les éviter en consultant la base des produits à risques de Nanosanté avant d’aller faire vos courses ou même pendant. Puisant ses données sur Open Food Facts, elle vous indique les produits susceptibles de contenir des nanoparticules.

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Juste principe de précaution

Pour stopper cette course effrénée, nous disposons d’un atout, c’est notre nombre. NanoSanté prépare une pétition et vous pourrez bientôt apporter votre voix qui, additionnée à toutes les autres, obligera le gouvernement à adopter une loi qui imposera aux industriels un étiquetage lisible sur l’emballage “Contient des nanoparticules”. Le fabricant devra en outre préciser la partie du produit modifiée, le type de nanoparticule ainsi que le bénéfice/risque pour les consommateurs.

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